ACBC (Alternative Catholique pour le Bien Commun)

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ALTERNATIVES CATHOLIQUES


Association de Loi 1901, créée en septembre 2011 par de jeunes chrétiens lyonnais


1- A quoi bon s’engager politiquement en tant que catholique ?


Parce qu’il y a des combats qu'aujourd’hui, seuls les catholiques peuvent mener. Personne ne défendra la dignité inaliénable de la vie humaine de la conception à la mort naturelle si les catholiques ne rappellent pas publiquement, à temps et à contre-temps, que toute vie humaine est sacrée. Ces combats ne sont pas moraux, ils sont spécifiquement politiques, car ils concernent les structures globales qui organisent notre société et favorisent l’anti-culture de mort. Si nous voulons qu’advienne vraiment la civilisation de l’amour, nous devons être au premier rang pour « animer chrétiennement l’ordre temporel » et entraîner tous les hommes de bonne volonté vers la lumière de l’Evangile. Notre voix n’existera et n’influencera les débats contemporains que si nous œuvrons à un engagement politique, c’est-à-dire structuré, rationnel et collectif, et non plus seulement individuel.


2- Quels sont les combats des catholiques aujourd’hui ?


Ils sont multiples, mais rejoignent tous ces trois exigences non-négociables : défense du caractère sacré de la vie humaine, protection du mariage et de la famille, liberté de conscience. C'est seulement à partir de ces fondements que nous pourrons bâtir une société pacifiée et une économie solidaires, respectueuses de la Création. Concrètement, le premier combat est celui de la formation : travailler pour que la parole des laïcs catholiques soit audible, non pas pour la rendre acceptable, mais pour en faire une réponse aux souffrances absurdes de notre temps. Parce que la foi n’est pas une affaire privée, mais une bonne nouvelle pour la cité, les catholiques ne peuvent plus garder pour eux les trésors de sagesse qu’ils ont reçus et qu’ils doivent partager.


3- Quel est le rapport entre la foi catholique et la politique ?


La foi n’est pas d’essence politique, mais elle a des implications politiques. Elle n’est pas non plus un programme politique, mais elle fixe des principes et des fins à l’action publique. C’est pour cela que la Doctrine Sociale de l’Eglise rappelle que « l’enseignement et la diffusion de la doctrine sociale fait partie de la mission d’évangélisation de l’Eglise » (§7). Nous voulons ainsi contribuer à rassembler les chrétiens autour de cette vision à la fois unique et universelle de l'homme pour mieux servir le Bien commun. En tant que jeunes laïcs, nous voulons ainsi inventer une nouvelle évangélisation politique, et oeuvrer avec d'autres à une dynamique audacieuse et novatrice qui n’aura de fécondité que si elle s’accompagne d’une politisation des catholiques.




I-Pour que la politique ne se fasse plus sans les catholiques.


1) Organiser l’évangélisation politique.


-Agir pour la prise de conscience de toutes les dimensions du laïcat, particulièrement développé par le Concile Vatican II.


-Militer pour un humanisme intégral, issu de la Doctrine Sociale de l’Eglise.


-Dépasser la schizophrénie laïciste et le projet gramscien d’« une complète laïcisation de toute la vie et de tous les rapports moraux » (A. Gramsci, Cahiers de prison).


2) Œuvrer pour l’unification politique des catholiques.


II- Pour que les catholiques ne fassent plus sans la politique.


1) Penser les implications politiques de la foi catholique.


-Enraciner l’action politique dans une ferme théologie politique.


- Saisir l’enjeu universel des combats catholiques.


-Déjouers pièges rhétoriques. Exemple : le mot de religion, qui permet la privatisation de la religion.


2) Retrouver une culture militante et un sens politique.


- Un slogan : « Catholique d’abord, catholique en tout ».


- « Soyez seulement un fait, au lieu d'être une ombre, un bruit ou une ruine » (Montalembert).


- Retrouver une culture de l’ennemi.


- Agir à sa mesure. Pour une action lyonnaise.


 


« Faire les frais d’une révolution temporelle pour le salut éternel »


Charles Péguy, Notre Jeunesse (1910)



Notre projet consiste à fonder une association de loi 1901 dont la vocation sera de contribuer à l’évangélisation politique, en œuvrant à la diffusion de la doctrine sociale de l’Eglise (DSE), notamment à travers trois exigences fondamentales, nécessaires à l’équilibre de toute société  :


-    Respect de la vie de la conception à la mort naturelle,
-    Promotion du mariage et de la famille naturelle,
-    Liberté d’éducation des parents.

L’idée est de rassembler des jeunes lyonnais désireux de s’engager au service du bien commun pour 1) se former, 2) accroître la visibilité publique de la Doctrine Sociale de l'Eglise. L’objectif pratique est que l’association soit opérationnelle en septembre 2011 à Lyon avec un noyau d’une vingtaine de membres motivés. Cette structure se voudra simple et légère : il s’agit avant tout de rassembler des personnes déjà engagées dans différents mouvements pour des séances de formation et des actions publiques ponctuelles. Créer une synergie entre différentes initiatives cohérentes.


1 – FORMATION, pour la crédibilité de notre engagement politique :
> CERCLE MONTALEMBERT : cercle d’étude de la DSE (lectures, cours) au Collège supérieur

2 – ACTION, pour une meilleure visibilité de la pensée chrétienne

Alors que notre société semble de plus en plus désabusée face aux problèmes qu’elle connaît, il nous semble urgent d’assumer notre responsabilité de laïcs en promouvant la pensée sociale chrétienne. Même si nous avons bien conscience qu’« on ne changera pas ce pauvre monde en reposoir de la Fête-Dieu » (Bernanos), il nous revient à nous laïcs d’animer chrétiennement l’ordre temporel.


C’est pourquoi, face au relativisme qui détruit les références communes et transgresse la loi naturelle, face au système marchand qui cherche à transformer l’homme en consommateur docile, face au mondialisme qui détruit la richesse des identités particulières, bref, face à toutes les forces de déshumanisation, nous voulons promouvoir cette vision cohérente de l’homme, issue d’une sagesse multiséculaire, capable de dépasser l’arbitraire des majorités successives grâce à des repères universels fondés en raison.


C’est par l’exigence de la formation, l’audace et la créativité de notre témoignage public, que nous pourrons contribuer dès à présent à la construction d’une culture de vie où la dignité de chaque personne prime sur tous les intérêts provisoires.

Interêts

Bien commun ; avenir ; espérance