08.01.2012
5° Cercle Montalembert : à quoi bon la Nation ?
A quelques semaines d'élections cruciales pour l'avenir de notre pays, aura lieu dimanche 15 janvier 2012 au Collège Supérieur, la cinquième matinée de formation du Cercle Montalembert, avec Jean-Noël Dumont, consacrée à l'idée de Nation : comment organiser la communauté politique face au(x) défi(s) du Bien commun ?
Pour orienter notre réflexion dans le sens de la pensée sociale de l'Eglise, ultime boussole, voici trois paragraphes du Compendium de la Doctrine Sociale de l'Eglise :
157 - Le domaine des droits de l'homme s'est élargi aux droits des peuples et des nations : de fait, « ce qui est vrai pour l'homme l'est aussi pour les peuples ».Le Magistère rappelle que le droit international « repose sur le principe de l'égal respect des États, du droit à l'autodétermination de chaque peuple et de leur libre coopération en vue du bien commun supérieur de l'humanité ». La paix se fonde non seulement sur le respect des droits de l'homme, mais aussi sur celui des droits des peuples, en particulier le droit à l'indépendance.
Les droits des nations ne sont rien d'autre que « les “droits humains” considérés à ce niveau spécifique de la vie communautaire ». La nation possède un « droit fondamental à l'existence » ; à « garder sa propre langue et sa culture, par lesquelles un peuple exprime et défend ce que j'appellerai sa “souveraineté” spirituelle originelle » ; à « mener sa vie suivant ses traditions propres, en excluant naturellement toute violation des droits humains fondamentaux et, en particulier, l'oppression des minorités »; à « construire son avenir en donnant une éducation appropriée à ses jeunes générations ». L'ordre international requiert un équilibre entre particularité et universalité, que toutes les nations sont appelées à réaliser ; leur premier devoir est de vivre dans une attitude de paix, de respect et de solidarité avec les autres nations.

168 - La responsabilité de poursuivre le bien commun revient non seulement aux individus, mais aussi à l'État, car le bien commun est la raison d'être de l'autorité politique. À la société civile dont il est l'expression, l'État doit, en effet, garantir la cohésion, l'unité et l'organisation de sorte que le bien commun puisse être poursuivi avec la contribution de tous les citoyens. L'individu, la famille, les corps intermédiaires ne sont pas en mesure de parvenir par eux-mêmes à leur développement plénier ; d'où la nécessité d'institutions politiques dont la finalité est de rendre accessibles aux personnes les biens nécessaires — matériels, culturels, moraux, spirituels — pour conduire une vie vraiment humaine. Le but de la vie sociale est le bien commun historiquement réalisable.
169 - Pour garantir le bien commun, le gouvernement de chaque pays a pour tâche spécifique d'harmoniser avec justice les divers intérêts sectoriels. La juste conciliation des biens particuliers de groupes et d'individus est une des fonctions les plus délicates du pouvoir public. En outre, il ne faut pas oublier que dans l'État démocratique, où les décisions sont prises d'ordinaire à la majorité des représentants de la volonté populaire, ceux à qui revient la responsabilité du gouvernement sont tenus d'interpréter le bien commun de leur pays, non seulement selon les orientations de la majorité, mais dans la perspective du bien effectif de tous les membres de la communauté civile, y compris de ceux qui sont en position de minorité.
16:53 Publié dans Action, Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












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