18.04.2012
Voter juste

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14.03.2012
Que ta main gauche ignore
« Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour vous faire remarquer d’eux ; sinon, vous n’aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. Quand donc tu fais l’aumône, ne va pas le claironner devant toi ; ainsi font les hypocrites, dans les synagogues et les rues, afin d’être glorifiés par les hommes ; en vérité je vous le dis, ils tiennent déjà leur récompense. Pour toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône soit secrète ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra » Matthieu 6, 1-17
Pour toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite.
Matthieu, VI, 3
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08.03.2012
Quelle société voulons-nous ?
Le Président de la Conférence des évêques de France, publie Quelle société voulons-nous ? (Pocket), recueil d'interventions récentes avec « un regard qui considère l'histoire des hommes du point de vue de ses enjeux profonds et éternels »: pas de consigne de vote ni de nom de candidat mais des éléments de discernement pour éclairer les consciences. Les électeurs sont invités à user de la raison, à se référer aux valeurs évangéliques et à faire preuve de bon sens !
"L’Église ne donne pas de consignes de vote, ni de solutions techniques qui ne sont pas de sa compétence, rappelle le cardinal : il s’agit d’éclairer les consciences en donnant « des éléments de décision au choix libre et informé » de chacun. Et dans la mesure où la pensée politique de l’Église délivrée par sa doctrine sociale s’adresse à la raison, le message vaut pour tout homme de bonne volonté.
Mgr Vingt-Trois expose les grands principes fondateurs de la société qui doivent guider le jugement politique : la recherche du bien commun (« pas de solidarité sans perception du bien commun »), la place de la famille, la liberté d’éducation, le service des plus pauvres, la liberté religieuse. Il évoque aussi les enjeux posés par l’évolution de la laïcité, du relativisme démocratique ou du respect de la vie. Sont pointées les dérives d’une société qui juge tout progrès à l’aune de l’économie : « Nos attentes sont devenues tributaires d’une sorte de marchandisation de l’action. » [...]
Dans un prologue inédit, Mgr Vingt-Trois propose une réflexion sur le vote catholique. L’électeur sait que le candidat idéal n’existe pas. Éclairé par les principes éthiques objectifs, il doit prendre conscience que dans la bataille politique, la loi du rapport de forces fait partie du jeu, dès le premier tour. La préférence spontanée pour le candidat le plus pur peut entraîner l’exclusion de ceux qui pourraient empêcher ceux dont il ne veut à aucun prix pour des raisons morales impératives.
« Nous devons soigneusement distinguer ce qui relève de l’impossibilité de conscience et ce qui relève d’un choix encore acceptable, même s’il ne correspond pas totalement à nos convictions, parce que alors un bien (même modeste) reste réalisable ou peut être sauvegardé... »
Reprenant la formule du théologien Jean-Miguel Garrigues, le cardinal montre qu’il ne s’agit pas de voter selon le moindre mal, « mais de promouvoir humblement le meilleur possible, sans illusion ni défaitisme et simplement avec réalisme ». [...] Beaucoup, sans doute, ne trouveront pas dans ce petit ouvrage de 150 pages les slogans définitifs qui rassurent. C’est aussi ce que veut le cardinal : pour voter intelligent, il faut saisir le poids du réel et éclairer sa conscience avec un minimum de réflexion" - (Note de lecture de Génération Benoît XVI)
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06.03.2012
Simplicité, volontaire et offerte
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01.03.2012
Discerner pour mieux voter
A la lumière de la pensée sociale de l'Eglise, « vision cohérente de la personne en toutes ses dimensions, inséparables les unes des autres, [qui] peut servir de guide et de mesure aux projets qu'une société doit se donner », la Conférence des évêques de France confie aux laïcs catholiques des éléments de discernement pour répondre par la participation aux élections à venir aux défis de notre époque. Extraits :
- VIE NAISSANTE : Chaque personne est unique aux yeux de Dieu. L'engagement résolu des chrétiens n'est pas dicté d'abord par une morale mais par l'amour de la vie que ni la maladie ni l'âge ne peut amoindrir. Il est impératif que les autorités publiques refusent l'instrumentalisation de l'embryon. De même, l'avortement ne peut en aucun cas être présenté comme une solution pour les mères en difficulté. Les chrétiens doivent veiller à ce que la société consacre de grands efforts pour l'accueil de la vie.
- FAMILLE : En créant l'être humain, « homme et femme », Dieu a suscité une relation de complémentarité à la fois biologique et sociale qui se retrouve dans toute la société. La différence sexuelle de l'homme et de la femme est fondatrice et structurante de tout le devenir humain. De plus, l'union de l'homme et de la femme scellée dans le mariage est le moyen le plus simple et le plus efficace d'accompagner le renouvellement des générations et d'accueillir les enfants pour les introduire en ce monde. La famille, fondée sur l'union durable de l'homme et de la femme, doit être aidée économiquement et défendue socialement car, à travers les enfants qu'elle porte et qu'elle éduque, c'est l'avenir et la stabilité de la société qui sont en jeu.
- EDUCATION : L'éducation est une des expressions majeures du respect de la personne. Une éducation juste implique : la liberté et la responsabilité des parents, la transmission à tous des savoirs essentiels, l'attention spécifique à ceux qui rencontrent des difficultés scolaires, le respect de la liberté de conscience, des enseignements respectueux de la dignité et de la beauté de la vie humaine. [...]
- ENVIRONNEMENT : La terre est un don d'amour fait par le Créateur pour que l'homme soit le gérant de ce bien donné. En l'invitant à dominer la terre, Dieu ne l'a pas invité à l'épuiser ou à la détruire. C'est pourquoi l'Église invite la société à promouvoir des modes de vie respectueux de l'environnement et à intégrer cette préoccupation dans le développement économique et social. [...]
- ECONOMIE ET JUSTICE : Le travail demeure une nécessité fondamentale pour la structuration de la personne. C'est pourquoi l'objectif de toute politique économique doit être d'offrir à tous ceux qui se présentent, et en particulier aux jeunes, une perspective de travail et une véritable préparation à l'emploi. Une politique économique qui se résoudrait au maintien dans la dépendance vis-à-vis de l'État serait contraire à cet impératif. Les autorités publiques doivent créer les conditions d'une plus grande justice dans la vie économique en veillant à l'équité des salaires, des prix et des échanges. [...] Mais la société ne se limite pas aux échanges économiques : la gratuité à l'œuvre dans la vie associative et culturelle est une des conditions de sa vitalité. L’État doit encourager les citoyens à s'engager financièrement et personnellement dans des associations de tous ordres qui renforcent le tissu social.
- COOPERATION INTERNATIONALE : Le bien commun implique la paix entre personnes et entre nations. [...] Il appelle un partage des richesses et le développement des actions de coopération. Il passe par des institutions internationales dont le fonctionnement et les actions servent efficacement la dignité des personnes et des peuples. L'Église reconnaît à tout homme le droit d'émigrer pour améliorer sa situation, même s'il est regrettable que tous ne puissent pas survivre dans leurs pays. [...]
- HANDICAP : [...] Le dépistage prénatal systématique qui risque de déboucher sur l'élimination des personnes porteuses de certains handicaps remet en cause en son fondement même la solidarité envers le plus faible qui doit animer la société.
- FIN DE VIE : Toute personne, quel que soit son âge, son état de fatigue, son handicap ou sa maladie, n'en garde pas moins sa dignité. Pour cette raison, « l'euthanasie est une fausse solution au drame de la souffrance, une solution indigne de l'homme » (Benoît XVI) car elle vise, sous prétexte de compassion, à abandonner les personnes au moment où elles ont le plus besoin d'aide et d'accompagnement. [...] Le développement des soins palliatifs, fruit d'un progrès éthique et scientifique, doit être poursuivi pour que tous ceux qui en ont besoin puissent en bénéficier.
- LAÏCITE : « Les catholiques n'entendent pas être des citoyens interdits de parole dans la société démocratique. En exprimant ce qu'ils pensent, ils ne vont pas à l'encontre de l'intelligence et de la liberté de jugement de ceux qui ne partagent pas leur foi. »
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21.01.2012
Raviver le témoignage de l'Evangile
"Plus ou moins perçue, chaque culture a un point de vue spécifique sur la nature du bien et du mal, et donc sur ce qu'est le bien-être de l'homme. Ce ressenti [...] plonge ses racines sur une conception du monde fondée sur la foi, mais aussi sur des principes éthiques découlant du Dieu de la nature. Mais ces principes sont aujourd'hui fortement érodés par de puissants courants culturels qui s'opposent frontalement aux principes moraux judéo-chrétiens, et sont de plus en plus hostiles au christianisme... A temps et contretemps, l'Eglise [...] doit annoncer l'Evangile, et proposer ses vérités morales immuables qui sont indispensables au bonheur social et personnel... Avec sa longue tradition de respect du juste rapport entre foi et raison, l'Eglise a un rôle critique à jouer contre des courants qui, au nom d'un individualisme effréné, entendent promouvoir une liberté distincte de la morale. Elle doit défendre un raisonnement moral fondé sur la loi naturelle, qui n'est pas une menace de notre liberté mais un langage permettant de comprendre notre être, et sur lequel on peut bâtir un monde plus juste et plus humain... Le témoignage de l'Eglise, qui est aussi de nature publique, entend convaincre au moyen d'arguments rationnels. La juste séparation de l'Eglise de l'Etat ne peut être interprété comme un devoir de silence face à certains sujets, ni que l'Etat n'ait pas à entendre ce que les chrétiens ont à dire sur ce qui décidera le sort de la société".
"A la lumière de ces considérations, il est impératif que la communauté catholique [...] ait conscience des graves périls que court le témoignage public de l'Eglise en matière morale, face à un laïcisme radical croissant dans le monde politique et social... [...] Beaucoup d'entre vous m'ont signalé des tentatives de rejeter le droit à l'objection de conscience de fidèles ou d'institutions catholiques face à des pratiquement intrinsèquement mauvaises, ainsi qu'une tendance croissante préoccupante à réduire la liberté religieuses à l'exercice du culte, sans garantie de la liberté de conscience... On a donc besoin d'un laïcat catholique bien formé et courageux, au fort sens critique de la culture dominante, qui se dresse face à un sécularisme réductif qui voudrait délégitimer la participation de l'Eglise au débat public sur les questions fondamentales... Je tiens à saluer vos efforts pour maintenir le contact avec les fidèles qui se consacrent à la politique, afin de les renforcer dans leur responsabilité personnelle face aux choix et dans celle de témoigner de leur foi publiquement, en particulier dans le respect des grands principes que sont la défense de la vie, la dignité de la personne, la diffusion des droits humains véritables...
Toute personne réaliste ne peut ignorer les difficultés actuelles de l'Eglise. Mais ceci ne doit pas nous empêcher de croire nécessaire la préservation d'un ordre social enraciné dans la tradition judéo-chrétienne, et de croire dans une nouvelle génération de catholiques dont l'expérience et les convictions seront décisives pour maintenir et raviver le témoignage de l'Eglise dans la société [...]. Ces signes des temps doivent encourager une mobilisation les forces intellectuelles et morales de la communauté catholique au service de l'évangélisation de la culture et de la civilisation de l'amour".
Extraits d'un discours de Benoît XVI, le jeudi 19 janvier 2012
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21.12.2011
Prions pour la vie !
Que tous ceux qui croient que la victoire ne s'obtient qu'en plaçant Dieu en première ligne viennent prier le 21 janvier à la veille de la grande marche nationale pour la vie ! 1h15 de prières et de chants pour que Dieu mène nos actions au service de la vie, et pour que la très Sainte Vierge protège toutes les victimes de l'anticulture de mort. Paroisse de St François-Xavier (Paris VII).
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02.12.2011
Pardonné
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24.11.2011
Evangéliser par l'art
Evangéliser par l'art : pour un renouveau spirituel de l'art !
Avec la présence d'artistes et de chercheurs
Que révèlent les réactions suscitées par les spectacles controversés qui se multiplient actuellement ? Un profond malaise des chrétiens français face à la culture contemporaine.
Beaucoup de chrétiens, de toutes sensibilités, ont l'impression d'être agressés impunément par des images ridiculisant ce qu'ils ont de plus cher. Que des artistes ou des publicitaires s'emparent de manière de plus en plus violente des symboles chrétiens pour les détourner, voilà qui nous interroge sur la place du sacré dans notre société. Cependant, si nous chrétiens voulons dépasser la polémique souvent stérile, il nous faut revenir à l'essentiel : le témoignage de notre foi, l'annonce de l'Evangile. C'est pourquoi il nous semble nécessaire que les chrétiens réinvestissent pleinement le champ artistique, non seulement en dialoguant avec les artistes contemporains, mais en encourageant une démarche artistique féconde et exigeante, propre à nous élever par le beau au mystère de la transcendance. En effet, désenchantée par le matérialisme, notre société a plus que jamais besoin d'une création artistique qui puisse éveiller en chacun un désir de comprendre et de s'émerveiller. De Dante à Claudel, de Bach à Messiaen, de Giotto à Arcabas, l'histoire de l'art nous révèle que création artistique et quête spirituelle se fécondent et s'enrichissent mutuellement. Dans cette perspective, notre veillée se veut un temps de réflexion, de méditation et de prière au service d'un renouveau spirituel de l'art pour révéler la lumière du visage du Christ à une époque en manque de sens et de beauté.
Notre conviction ?
Les chrétiens ont besoin de l'art et l'art a besoin des chrétiens !
(Reproduction : "Arcabas, Les Pèlerins d'Emmaüs. Avec l'aimable autorisation de l'auteur")
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